FULLONICAE

 




LA FULLONICA DE STEPHANUS

le salon de la maison originelle transformé
en salle d'attente pour les clients
 

Les fullonicae :


Les fullonicae étaient des endroits où l'on nettoyait les vêtements
On y traitait également des étoffes une fois tissées avant la taille et la couture.
Les foulons étaient regroupés en associations qui se distinguent par leur spécialisation :

  • les feutriers (quactiliarii),
  • les teinturiers (offectores)



La fullonica de Stéphanus a été fouillée entre 1912 et 1914 par Vittorio Spinazzola et doit son nom aux deux inscriptions de propagande électorale peintes sur sa façade "....fullones universi rogant (tous les foulons recommandent...) et Stephanus rogat..... (Stéphanus recommande...)

Les pièces de travail sont réparties de façon logique pour permettre une efficacité dans le travail.

L'entrée permettait les allées et venues de clients, à droite de celle-ci se trouve une pièce réservée à l'administration commerciale : On y déposait les draps que l'on retirait et que l'on payait.


La zône de lavage, située au fond du péristyle est composée de trois cuves qui communiquent entre elles, à des niveaux différents, ainsi que de cinq bassins plus petits - trois à l'est et deux à l'ouest.


cuves et l'impluvium



  Les tissus étaient pressés avec les pieds dans les plus petits bassins, dans un mélange d'eau et de soude. D'autres mélanges étaient pratiqués tels que l'adjonction d'urine humaine ou animale.


Le linge était déposé dans les grandes cuves dans lesquelles il était lavé et rincé plusieurs fois. Les tissus plus délicats étaient lavés à part (peut-être dans l'impluvium de l'atrium de cette fullonica).

Le séchage du linge était fait sur les terrasses situées à l'étage. Ces terrasses ne sont pas inclinées, ce qui gagne de la place (ce sont les seules terrasses planes connues à Pompei).
Si les terrasses s'avéraient être insuffisantes, les foulons avaient la possibilité de faire sécher leurs tissus dans la rue : une autorisation avait été délivrée par les magistrats

Après séchage, les tissus étaient pliés et passés sous une presse (pressorium), située entre l'atrium et l'entrée. L'eau provenait très certainement de l'aqueduc public (en effet, une fistule de plomb enterrée a été découverte le long du trottoir) on peut également penser que cette eau était recueillie par le toit et les dalles du péristyle

Les ouvriers devaient prendre leurs repas sur place car il existe, à droite des cuves, une cuisine dans laquelle sont entassées des casseroles avec un gril et un trépied placés sur le plan de cuisson

On a retrouvé les corps de plusieurs personnes (ouvriers ou patrons) derrière le portail d'entrée qui était barré lors de l'éruption. L'une de ces personnes possédait des monnaies d'or (1090 sesterces environ) qui pouvaient représenter la recette de la journée

La maison a été transformée en blanchisserie dans les années qui ont précédé l'éruption, tout en conservant les éléments propres à une maison privée

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